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A-t-on finalement... cracké les mathématiques ???

ArtCraft, studio IA open-source · Isomorphic Labs vise 50 milliards · Sakana AI et l'auto-amélioration MASS · Meta lance Muse Wonder · OpenAI trouve un micro caché dans ses locaux

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Top 1

722 articles de maths, un modèle qu'on ne peut pas encore tester

722 articles de maths, un modèle qu'on ne peut pas encore tester

OpenAI a mis en ligne 722 résultats mathématiques produits par un modèle frontière interne, jamais commercialisé, sur un dépôt GitHub daté du 6 octobre 2026.

  • Beaucoup de preuves sont formalisées en Lean, un langage qui permet à un ordinateur de vérifier lui-même la validité d'une démonstration.
  • Le dépôt contient aussi 10 synthèses du raisonnement du modèle, des estimations de calcul et des statistiques sur les problèmes tentés. Un résultat moyen a demandé environ trois heures de réflexion de ChatGPT Pro.
  • Pour définir la façon de diffuser ces résultats, OpenAI a consulté l'Advisory Group on Mathematics and Artificial Intelligence de l'Institute for Advanced Study, et s'est appuyée sur ses recommandations publiques.
  • Le modèle reste inaccessible : les mathématiciens externes ne peuvent pas reproduire les résultats, et OpenAI dit explorer des alternatives hébergées par la communauté, sans calendrier de sortie annoncé.

Pourquoi c'est important

Lean change la nature de la discussion : un résultat formalisé se vérifie par machine, sans avoir à croire OpenAI sur parole, ce qui retire à l'entreprise l'argument le plus facile à attaquer. La limite est ailleurs : tant que le modèle n'est pas sorti, personne hors d'OpenAI ne peut mesurer le taux d'échec réel, et seules les statistiques publiées par l'entreprise elle-même renseignent sur les problèmes non résolus. OpenAI prévoit déjà de financer des ateliers et des conférences consacrés aux résultats produits par l'IA, ce qui lui donne un rôle dans la façon dont la communauté les évaluera.

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Top 2

Gemini 4 Argon : Google met son meilleur modèle à 2 dollars le million de jetons

Gemini 4 Argon : Google met son meilleur modèle à 2 dollars le million de jetons

Google déploie Gemini 4 Argon dans le monde entier, un modèle taillé pour les tâches longues en plusieurs étapes, et le place en tête de l'indice Vals, qui mesure la performance en finance, programmation, droit et fiscalité.

  • Tarif de lancement : 2 $ par million de jetons d'entrée, 10 $ par million de jetons de sortie, avec 95 % de réduction sur les jetons d'entrée mis en cache.
  • Accès via l'API dans AI Studio et la plateforme Gemini. Côté abonnements, Google AI Ultra donne accès à Antigravity, et Ultra comme Pro à l'application Gemini et au mode IA de la recherche.
  • Dans Antigravity, l'intégration d'Argon a fait grimper de plus de 35 % les soumissions de code automatisées chez Google, avec près d'un tiers d'annulations de code en moins.
  • Dans Chrome, l'équipe a isolé la gestion des pages web d'un dossier hérité d'environ 6 millions de lignes, au sein d'une base Chromium de 40 millions de lignes. Une refonte de centaines de fichiers bouclée en quelques semaines au lieu de plusieurs mois.

Pourquoi c'est important

Le prix de sortie à 10 $ le million de jetons met la pression sur les grilles tarifaires des modèles concurrents, et la remise de 95 % sur le cache vise les usages d'agents, qui relisent le même contexte des dizaines de fois par tâche. Le chiffre le plus parlant n'est toutefois pas un benchmark : ce sont les 6 millions de lignes de Chrome démêlées en quelques semaines, un chantier de refactorisation que peu d'équipes osent lancer faute de temps. Reste que ces résultats viennent tous de Google, qui les mesure sur son propre code et sur un indice dont il annonce lui-même la première place.

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Top 3

ArtCraft : un développeur et Claude recréent la suite Adobe en open source

ArtCraft : un développeur et Claude recréent la suite Adobe en open source

Brandon Thomas, ancien patron de Storyteller.ai, publie gratuitement des équivalents open source de Photoshop, Premiere, Lightroom, Illustrator ou After Effects. Il les a écrits avec Claude Opus 5.5, en Rust, sans armée d'ingénieurs derrière lui.

  • La suite aligne PhotoCraft (Photoshop), FilmCraft (Premiere), LightCraft (Lightroom), VectorCraft (Illustrator), EffectCraft (After Effects) et DesignCraft (InDesign), plus des équivalents de Word, Excel et PowerPoint.
  • Tout le code est public sur GitHub sous licences MIT et Apache 2.0. Les applications tournent sous macOS, Windows et Linux, et aussi dans le navigateur.
  • Thomas vise la quasi-parité avec Adobe « en mois, pas en années ». Le projet se finance en vendant l'accès à son propre modèle d'image, optionnel.
  • C'est encore une alpha très précoce : fonctions manquantes, bugs signalés par les premiers utilisateurs, et un risque juridique si les interfaces collent trop à celles d'Adobe.

Pourquoi c'est important

Pendant trente ans, la forteresse d'Adobe tenait à des millions de lignes de code que personne d'autre ne pouvait se payer d'écrire. Cette muraille vient de tomber. Quand un développeur épaulé par un modèle reproduit en quelques mois l'ossature d'une suite qui a coûté des milliards, le logiciel en tant que tel ne vaut plus grand-chose. La valeur part ailleurs : dans les données, les usages, la communauté, la confiance. ArtCraft reste trop jeune pour un studio professionnel, mais tout éditeur qui facture un abonnement pour du code devrait se demander ce qui le protège encore.

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